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« C’est un rêve de participer à l’émission Prodiges »

Noa Carvalho, élève en 4e en classe CHAM au collège Jules Ferry à Mantes-la-Jolie et chanteur lyrique au conservatoire de Limay, va-t-il crever l’écran ce soir ? La voix d’ange du jeune talent de Fontenay-Saint-Père, âgé de 13 ans, est à découvrir dans l’émission Prodiges, diffusée ce 23 décembre à 21h05 sur France 2.

Noa Carvalho

Comment t’es-tu retrouvé dans cette émission de référence ?

Noa Carvalho : Mes parents m’ont inscrit en secret ! Ils me l’ont annoncé quand ils ont su que j’étais sélectionné. Au début, j’étais un peu réticent mais je me suis vite pris au jeu. Je me suis dit que ça pouvait être une belle expérience et une belle opportunité. En plus, je regarde ce programme depuis plusieurs années… Me retrouver parmi les candidats, c’est un rêve qui devient réalité.

Quand as-tu commencé à te préparer pour la demi-finale ?

N.C : L’émission a été tournée en octobre. J’ai eu environ deux mois de préparation à partir d’août. Je me suis donc préparé avec mes professeurs de la maîtrise de Limay et aussi à la maison. C’était un peu difficile car c’est tombé pile au moment où ma voix a commencé à muer.

Pourquoi as-tu choisi cette musique ?

N.C : Le concours propose plusieurs titres et après c’était à moi de choisir. Ma préférence est allée à « O Sole Mio » !

Comment as-tu vécu ta prestation sur scène ?

N.C : J’étais plutôt à l’aise ! J’adore être sur scène et faire plaisir au public.  Pour moi c’est un moment de communion, d’échange.C’est une belle expérience que je souhaite à tout le monde de vivre un jour.

Aimerais-tu participer à d’autres émissions comme The Voice ?

N.C : Je dirais oui et non. Oui car j’aime bien l’émission mais non pour le genre musical. Il ne colle pas avec le mien. Et puis, je ne comprends pas toujours les choix. Il y a souvent des candidats qui chantent vraiment hyper bien qui ne sont pas retenus…

Depuis quand fais-tu de la musique ?

N .C : Je chante depuis 4 ans. Sinon c’est une passion depuis l’enfance. En fait j’ai toujours chanté ! Depuis tout petit, je casse les oreilles à mes parents…

Pourquoi avoir choisi le saxophone comme instrument ?

N.C : Au début je jouais de la trompette puis j’ai commencé à me lasser. C’est en regardent des vidéos que l’amour pour le saxophone est né. Même si j’aime beaucoup cet instrument, j’aimerais bien essayer le piano. Je joue quelques morceaux que j’apprends à l’oreille. L’avantage, c’est que je peux chanter en même temps alors que c’est impossible avec le sax…

Combien d’heures consacres-tu à  la musique par semaine ?

N.C : En tout ? Alors, je suis à 5 heures de saxophone et 2 heures de chant. Ça, c’est pour mes cours. Sinon je dirais 1h par jour à la maison.

Comment as-tu connu la classe CHAM* ?

N.C : Ce sont mes parents qui m’en ont parlé et j’ai tout de suite accroché. C’est du plaisir, des moments de partage et de nombreux concerts comme celui qu’on a donné à la collégiale de Mantes-la-Jolie.  

Conseillerais-tu la classe CHAM aux autres ?

N.C : Oui ! Ça permet d’apprendre la musique. Ensuite, tu la vis. Elle t’ouvre de nouveaux horizons. Personnellement, ça me relaxe et ça me transporte dans un autre univers.

Quel est ton style favori ?

N.C : J’aime  toute sorte de musique et j’écoute de tout. Si je devais choisir un genre, je dirais le jazz.

Plus tard, aimerais-tu vivre de la musique ?  

N.C : Oui, c’est mon rêve de devenir musicien professionnel.

* : Les classes CHAM sont un dispositif pédagogique porté par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et l’Éducation nationale. Il permet aux élèves volontaires, du primaire et du collège, de suivre une scolarité classique tout en bénéficiant de plusieurs heures hebdomadaires d’enseignement musical.

 

Une famille « piquée » de musique

La grande sœur de Noa étudie le violon et le piano au conservatoire de Paris et son petit frère le piano à celui de Mantes-la-Jolie. Le point commun entre la fratrie, c’est la passion pour le chant. « On adore les écouter même si mon mari et moi ne sommes pas musiciens. Mais je vous avoue qu’il nous arrive de leur demander quelques minutes de silence à la maison », sourit la maman.

Toute la famille est donc soudée derrière Noa. « Le fait d’être retenu pour la demi-finale, ça lui a donné davantage de confiance en lui, ajoute sa mère. Il se rend compte qu’il n’y a pas que nous, ses copains ou les élèves du conservatoire qui aiment sa façon de chanter. Passer à la télé, surtout dans une émission où la bienveillance est permanente, ça ne peut être qu’une expérience enrichissante. Mais Noa garde les pieds bien sur terre… C’est aussi à mon avis une excellente opportunité de montrer au grand public qu’on peut apprécier la musique classique tout en menant une vie d’ado tout à fait normale. »